Qu’est-ce que le divorce par consentement mutuel ?
C’est le divorce choisi lorsque les époux s’entendent sur le principe de la séparation et sur l’ensemble de ses conséquences : partage des biens, résidence des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire. Depuis la réforme de 2017, il se règle en principe sans passer devant un juge : les époux signent une convention, contresignée par leurs avocats et déposée chez un notaire.
Les étapes, pas à pas
- Premier rendez-vous : votre avocat fait le point sur votre situation, votre patrimoine et vos enfants.
- Rédaction de la convention : les deux avocats négocient et rédigent l’accord réglant toutes les conséquences du divorce.
- Délai de réflexion : vous disposez d’un délai de 15 jours après réception du projet avant de pouvoir le signer.
- Signature : la convention est signée par les époux et contresignée par les avocats.
- Dépôt chez le notaire : le notaire enregistre la convention sous 7 jours ; le divorce devient alors définitif.
Combien de temps, et pour quel coût ?
Lorsque le dossier est complet et le dialogue possible, la procédure peut aboutir en quelques semaines à quelques mois, bien plus vite qu’un divorce contentieux. Le coût dépend de la complexité du dossier (patrimoine, biens immobiliers) ; les honoraires sont annoncés à l’avance et font l’objet d’une convention claire.
Quand l’amiable n’est pas possible
Le consentement mutuel reste écarté dans certains cas : par exemple si un enfant mineur demande à être entendu par le juge, ou si l’un des époux fait l’objet d’une mesure de protection (tutelle, curatelle). Une autre forme de divorce s’applique alors, et votre avocat vous orientera vers la voie adaptée.