Qu’est-ce que la rupture conventionnelle ?
C’est un mode de rupture du contrat de travail à durée indéterminée, négocié d’un commun accord entre l’employeur et le salarié. Contrairement à un licenciement, elle ne nécessite aucun motif. Contrairement à une démission, elle ouvre droit aux allocations chômage, sous réserve des conditions habituelles.
Les étapes de la procédure
- Entretien(s) préalable(s) : le salarié peut se faire assister, notamment en l’absence de représentant du personnel dans l’entreprise.
- Signature de la convention : elle fixe la date de rupture et le montant de l’indemnité.
- Délai de rétractation : chacune des parties dispose de 15 jours calendaires pour changer d’avis, sans justification.
- Homologation : la convention est transmise à la DREETS, qui dispose de 15 jours ouvrables pour instruire ; passé ce délai sans réponse, l’homologation est acquise.
- Fin du contrat : à la date convenue, au plus tôt le lendemain de l’homologation.
Quelle indemnité percevoir ?
Le salarié perçoit une indemnité de rupture conventionnelle, dont le montant ne peut être inférieur à l’indemnité légale (ou conventionnelle si plus favorable) de licenciement. Ce montant plancher se négocie souvent à la hausse, et c’est l’un des points centraux de la discussion.
Peut-on refuser une rupture conventionnelle ?
Oui. C’est un accord mutuel : l’employeur ne peut pas l’imposer sous peine de requalification, et le salarié n’est jamais tenu de l’accepter. Si le consentement du salarié a été obtenu sous pression ou contrainte, la convention peut être annulée par le conseil de prud’hommes.