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Droit du travail

Rupture conventionnelle : ce qu’il faut vérifier

Salarié ou employeur, vous envisagez de vous séparer d’un commun accord ? La rupture conventionnelle est une voie encadrée par la loi, avec des règles précises à respecter pour qu’elle soit valable. Voici comment elle fonctionne.

Par Maître Sbaa, avocate au Barreau des Pyrénées-Orientales

Droit du travail À retenir : ni l’employeur ni le salarié ne peut imposer une rupture conventionnelle à l’autre : c’est un accord, pas une décision unilatérale.

Qu’est-ce que la rupture conventionnelle ?

C’est un mode de rupture du contrat de travail à durée indéterminée, négocié d’un commun accord entre l’employeur et le salarié. Contrairement à un licenciement, elle ne nécessite aucun motif. Contrairement à une démission, elle ouvre droit aux allocations chômage, sous réserve des conditions habituelles.

Les étapes de la procédure

  • Entretien(s) préalable(s) : le salarié peut se faire assister, notamment en l’absence de représentant du personnel dans l’entreprise.
  • Signature de la convention : elle fixe la date de rupture et le montant de l’indemnité.
  • Délai de rétractation : chacune des parties dispose de 15 jours calendaires pour changer d’avis, sans justification.
  • Homologation : la convention est transmise à la DREETS, qui dispose de 15 jours ouvrables pour instruire ; passé ce délai sans réponse, l’homologation est acquise.
  • Fin du contrat : à la date convenue, au plus tôt le lendemain de l’homologation.

Quelle indemnité percevoir ?

Le salarié perçoit une indemnité de rupture conventionnelle, dont le montant ne peut être inférieur à l’indemnité légale (ou conventionnelle si plus favorable) de licenciement. Ce montant plancher se négocie souvent à la hausse, et c’est l’un des points centraux de la discussion.

Peut-on refuser une rupture conventionnelle ?

Oui. C’est un accord mutuel : l’employeur ne peut pas l’imposer sous peine de requalification, et le salarié n’est jamais tenu de l’accepter. Si le consentement du salarié a été obtenu sous pression ou contrainte, la convention peut être annulée par le conseil de prud’hommes.

Questions fréquentes

Ce qu’on demande le plus souvent

A-t-on droit au chômage après une rupture conventionnelle ?
Oui, sous réserve de remplir les conditions habituelles d’ouverture des droits (durée d’affiliation notamment), comme pour un licenciement.
L’employeur peut-il refuser une rupture conventionnelle ?
Oui. Tout comme le salarié, il n’est pas obligé de l’accepter, aucune des deux parties ne peut l’imposer à l’autre.
Peut-on se faire assister pendant l’entretien ?
Oui, par un salarié de l’entreprise ou, s’il n’existe pas de représentant du personnel, par un conseiller extérieur inscrit sur une liste préfectorale.
Votre situation

Ce texte ne remplace pas un rendez-vous

Ce contenu a une vocation strictement informative et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Chaque situation appelle une analyse propre.

Maître Sbaa intervient dans ces domaines sans être titulaire d’une mention de spécialisation.

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